Chaque année, la rentrée apporte son cortège d’interrogations et de changements pour l’immobilier. 2020 ne déroge pas à la règle avec des incertitudes majeures liées à la crise de la COVID-19. Référence immobilière dans les Pyrénées-Orientales, Côte Vermeille tente de lever le voile sur une rentrée très particulière.

Les taux d’intérêt

Face à la crise économique mondiale en cours, la Banque Centrale Européenne (BCE) a considérablement assoupli sa politique monétaire. Tout est fait pour réduire les coûts d’emprunt et faciliter les prêts dans la zone euro. Dans sa volonté de soutenir une économie fortement ébranlée, la BCE maintient ses taux directeurs à des niveaux historiquement bas. Les taux des crédits immobiliers, qui n’ont pas augmenté depuis le début de la crise, devraient ainsi rester très attractifs ! L’emprunt à faible coût s’impose comme une donnée majeure pour le marché immobilier à court et moyen termes.

L’accès au crédit immobilier

C’est probablement là que le bât blesse ! Les établissements prêteurs ont sérieusement resserré leurs conditions d’accès au crédit. Les banques et organismes de crédit privilégient les dossiers les plus solides au détriment de ceux jugés plus à risque. Concrètement, les dossiers des ménages aisés qui déposent une demande de crédit immobilier pour l’achat de leur résidence principale ont toutes les chances d’être acceptés dès lors qu’ils respectent le taux d’endettement recommandé de 33 %. Le montant de l’apport exigé aux primo-accédants a tendance lui à augmenter. Les professions les plus exposées à la crise actuelle sont tout simplement écartées !

Bon à savoir

Face à la crise liée à la COVID-19, les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) visant à limiter le taux d’endettement des ménages à 33 % et la durée des emprunts à 25 ans sont de plus en plus strictement appliquées.

L’attitude des vendeurs et des acheteurs

Compte tenu de ses enjeux financiers, tout projet immobilier à la vente comme à l’achat ne s’effectue que par nécessité absolue ou dans un cadre rassurant. Les perspectives économiques actuelles sont peu encourageantes. La Banque de France prévoit une chute du PIB de 11 % tandis que le ministère de l’Économie n’envisage un retour de l’activité à la normale qu’au troisième trimestre 2022 ! Dans ce contexte, nombre de vendeurs et d’acheteurs pourraient reporter leur projet immobilier non essentiel. Le marché immobilier qui avait atteint 1 million de ventes en 2019 devrait donc fortement reculer. Pour autant, il y a quelques raisons de se montrer optimiste ! Après les crises de 2008,200 9 et 2011, les Français sont beaucoup plus résilients. Ainsi, la confiance des porteurs de projets immobiliers est aujourd’hui supérieure à ce qu’elle fut lors de la crise des subprimes !

Les prix de l’immobilier

Partout en France, l’offre comme la demande se contractent. Malgré cela, les prix de l’immobilier continuent à augmenter. En la matière, tout est question de temps ! La crise est encore trop récente pour marquer de son empreinte les prix au m². Rappelons en outre que ceux-ci sont calculés sur les ventes les plus récemment enregistrées par le notariat, c’est-à-dire négociées avant ou en tout début de confinement ! Si la demande devait durablement se contracter, nul doute que les vendeurs devront revoir leur prétention à la baisse en matière de prix.

Quid des Pyrénées-Orientales ?

Doté d’un climat merveilleux, de paysages exceptionnels et d’un art de vivre recherché, le marché immobilier des Pyrénées-Orientales peut compter sur l’afflux des seniors en quête d’une retraite agréable ! L’étude de référence publiée en 2017 par l’I.N.S.E.E. notait une migration importante liée à la retraite dans l’aire urbaine de Perpignan : des acheteurs qui la plupart du temps n’ont pas ou peu besoin de se financer à crédit ! Cette clientèle devrait donc toujours être au rendez-vous en matière d’acquisition, quelle que soit l’acuité de la crise dans les prochains mois. Le phénomène pourrait même être accentué par la volonté de nombreux citadins traumatisés par le confinement, de vivre en campagne ou tout du moins de disposer d’un vrai jardin !

Encadré : Envie de changement !

Selon une enquête IPSOS, un Français sur 5 a mal vécu son confinement du fait d’un logement jugé inadapté. Ce constat nourrit une vraie volonté de changement. 52 % de ces Français souhaitent déménager pour un logement disposant d’un extérieur. Il s’agit d’un atout important à mettre en avant pour les vendeurs concernés.

Violente et soudaine, la crise actuelle est sanitaire. Contrairement aux précédentes, elle ne tire pas son origine des excès du système financier. À ce titre, la reprise pourrait être rapide et forte. Dès lors, les Pyrénées-Orientales auront à offrir une offre immobilière de grande qualité à tous ceux qui ne veulent plus vivre comme avant !

Sources :

https://www.mysweetimmo.com/2020/07/07/conjoncture-post-covid-19-ou-vont-les-prix-de-limmobilier/

https://madeinperpignan.com/les-flux-de-population-dans-les-pyrenees-orientales-constat-et-enjeux-pour-lavenir/

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